Bouledogues français
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Le Clos Chaumanbelle
Le Clos Chaumanbelle
ESTOM ANIMA CANIS importé de République Tchèque

Coup de gueule du berger éleveur de bouledogue français !

 

ESTOM ANIMA CANIS importé de République Tchèque

 

 

 

Lettre ouverte de Mathieu Mauriès aux « Grandes éleveuses » de bouledogues français

 

 

 

Ou comment briser le mythe du « gentil particulier »

 

et celui du « méchant et cupide petit éleveur»

 

Et pourquoi je suis allé chercher un étalon bouledogue français en République Tchèque …

 

 

 

Aujourd’hui il est clair que la plupart des « Grands » éleveurs de bouledogues français ne veulent pas vendre de chiens et surtout de chiennes - sous entendu « reproducteurs » - à de « petits » éleveurs comme moi, sous entendu des éleveurs qui n’ont pas un grand Champion à la maison.

 

 

 

Sur quels arguments ?

 

 

 

Le chien va être utilisé pour la reproduction de façon intensive et sans respect de « sa personne » car le bouledogue français est un chien sensible. Nous sommes au moins d’accord sur ce point-là ! L’éleveur est là pour faire de l’argent … c’est sûr il faut bien qu’il vive de son travail ! Sinon il n’y a qu’à supprimer les éleveurs (et Mesdames vous participez activement à cela) et laisser les particuliers produirent à tort et à travers avec n’importe quels chiens … des chiots au type … douteux et à la santé aléatoire.

 

 

 

Néanmoins quand on se soucie du « bien être » des chiens, il faudrait aussi envisager les autres facettes présentes dans les pratiques des « Grands » éleveurs.

Parce que j’estime que :

 

  • sortir un chien d’exposition en exposition jusqu’à en faire un Champion n’est sans doute pas la meilleure des vies pour lui. Lui a-t-on demandé son avis ? Est-il si heureux que ça de recevoir des coupes et des BOB ? Ne préfèrerait-il pas plutôt rester tranquillement à la maison sur son coussin ? Est-ce si génial pour un bouledogue français de sortir ainsi en exposition par tous les temps, de traîner en laisse toute la journée dans des halls froid et ventés ou au contraire surchauffés, et de faire des heures et des heures de trajets, aller et retour, fusse-t-il avec son maître si ce n’est son Handler ?

 

 

 

  • prélever un chien maintes et maintes fois pour faire des inséminations artificielles de « Champion » ne doit pas donner tant de plaisir que cela au dit Champion ? Où est la Nature dans ces accouplements de tubes et de plastique ?

 

 

 

  • faire des césariennes systématiques sur des chiennes devenues incapables de mettre bas naturellement n’est pas si formidable que cela non plus. Ne pourrait-on pas parler de maltraitance dans ce cas ? Leur ventre est ouvert sans vergogne … une, deux, trois … quatre fois ? Qu’elles soient Championnes ou filles de Champions justifie-t-il des actes chirurgicaux aussi invasifs … et douloureux ?

 

 

 

  • mettre des colliers à impulsions électriques pour que les chiens apprennent à respecter les limites d’une propriété est facile, efficace … et aussi douloureux ! Maltraitance tu sais bien te dissimuler lorsque tu le veux.

 

 

ESTOM ANIMA CANIS à l’Elevage du Hogan des Vents

 

Chez le « petit » éleveur que je suis :

 

 

 

  • Les chiens sortent rarement en exposition si ce n’est pour la confirmation. Ils passent tout leur temps à la ferme à dormir, à jouer et à me suivre partout dans mes activités quotidiennes.

 

 

 

  • Mes étalons saillissent mes chiennes et uniquement mes chiennes. Il leur font la cour pendant des jours, et prennent leur temps pour les séduire si ce n’est l’inverse ?

 

 

 

  • Mes chiennes mettent bas naturellement dans ma chambre ou dans le salon sous ma surveillance constante. Avant et pendant la mise bas j’utilise l’homéopathie avec une grande efficacité.

 

 

 

  • Tous mes chiens sont en liberté et il n’y a pas de clôtures autour de chez moi. Ils restent pourtant tous autour de la maison sous ma surveillance permanente bien sûr. Je n’ai jamais besoin de courir après eux (sauf les bébés j’avoue et parfois une chienne en chaleur un peu trop dévergondée !).

 

 

 

  • Enfin je partage de bon cœur mon expérience et mes petits « trucs » avec les autres éleveurs et même les particuliers car je crois à la richesse réciproque des échanges.

 

 

 

Alors quelle différence, n’est-ce pas ? Suis-je moins bon éleveur que vous pour autant ? C’est sûr mes bouledogues français ne sont pas des modèles de perfection … ils ont du nez mais au moins ils respirent et sont capables de courir après mes Montagnes des Pyrénées !

 

 

 

« Vous » les grandes éleveuses avaient eu la chance de tomber un jour sur un petit chiot qui est devenu un grand Champion à force de sortir en exposition et à force de faire des bébés chez vous et chez les autres. Bébés qui sont eux aussi sortis intensivement en exposition histoire de faire monter la cotation de leur papa ? … ou l’ego de leur propriétaire ? … pour le bien être personnel du chien ? J’en doute fort …

 

 

Ces grands Champions sont le fruit du travail des éleveurs qui vous ont précédé, eux-mêmes ayant certainement fait de nombreuses portées avant de sortir LA « bonne » combinaison … et vous avez eu un jour la chance de tomber sur ce fruit … petites veinardes … Pourquoi refusez de donner cette chance à d’autres éleveurs, débutants certes, mais n’avez-vous pas été un jour des débutantes vous aussi dans l’élevage du bouledogue français ? N’avez-vous jamais fait d’erreurs ? N’avez-vous jamais perdu de chiots ? De chiens dans des circonstances malheureuses ? N’avez-vous jamais confié à tort de chiot à un maître qui ne le méritait pas ?

 

 

 

Bien sûr il y aura toujours de « mauvais » éleveurs intéressés uniquement par l’appât du gain et peu soucieux du bien être de leurs chiens. Mais il y a aussi des éleveurs passionnés comme moi qui sont condamnés à produire des chiens moyens parce que l’accès à la belle génétique leur est de fait interdit. Sauf à aller chercher des chiens à l’étranger qui est la solution que j’ai trouvée !

 

 

 

Et puis rappelez-moi combien de chiens de particuliers finissent (heureusement pour eux) dans des associations de replacement ? ou pire …

 

Vendre à un particulier n’est en aucun cas une garantie de bonheur pour le chien. Et je dirais même de moins en moins dans notre société de consommation qui justement consomme jusqu’aux être vivants comme les chiens puis les jette.

 

 

GANDALF du Hogan des Vents fils de ESTOM ANIMA CANIS

 

Mes chiens passent leurs journées avec moi, et c’est 7 jours sur 7. Les particuliers sont incapables de faire de même. Tous les chiens de particuliers sont condamnés à de longs moments de solitude. Et alors que fait-on de la légendaire « sensibilité » du bouledogue français ? Un pudique mouchoir la recouvre et on fait comme si on ne savait pas, non ?

 

 

 

Et oui Mesdames le « particulier » n’est pas si idéal que ça … et le « petit » éleveur à quoi le condamnez-vous ? A produire des chiens moyens à peine différents de ceux issus de la production sauvage des gentils particuliers ! Alors pourquoi un client payerait-il presque deux fois plus cher pour un chiot inscrit au LOF mais dont l’apparence est identique à des non LOF tout venant ? Quel acheteur se préoccupe des maladies de peau, des soucis de dos ou des problèmes de respiration devant un mignon petit chiot de 8 semaines ? Aucun.

 

Peut être que le « petit » éleveur s’en préoccupe lui, mais comment peut-il s’en sortir s’il ne peut aussi présenter un « beau » bouledogue ? Suffisamment beau pour qu’il se distingue de la production de masse des particuliers et justifie un prix plus élevé lui permettant de vivre ou plutôt de survivre dignement et honnêtement de son travail.

 

 

 

Pour faire une vraie sélection il faut inévitablement utiliser plusieurs mâles dans le même élevage. Et pour sortir des beaux chiens il faut faire de nombreuses portées dont certaines seront des échecs complets. Pendant ces 10 dernières années et à chacune de leurs mises bas mes chèvres ont donné naissance à 200 chevreaux. Seuls 2 ou 3 étaient vraiment exceptionnels parmi ces 200 bébés … !



 

 

Fils et filles de ESTOM ANIMA CANIS à l’Elevage du Hogan des Vents

 

Dans le domaine des animaux de ferme pour connaître la valeur génétique additive d’un taureau laitier c’est-à-dire la valeur génétique qu’il va transmettre à sa descendance, il est nécessaire de connaître la production d’au moins 50 de ses filles … et encore le coefficient de détermination, qui indique la fiabilité du résultat, reste-t-il très moyen pour ce nombre de filles. Plus les filles à être évaluée pour leur production de lait seront nombreuses, plus le coefficient de détermination sera élevé de même que la connaissance réelle de la valeur génétique additive du taureau.

 

Quand on considère maintenant l’élevage canin au regard de ces chiffres, on voit que la maîtrise de la génétique ne peut être que très approximative dans la mesure où il est impossible de déterminer la valeur génétique additive des mâles et encore moins celle des femelles. On est loin mais vraiment très loin d’une réelle sélection génétique. Un vrai travail génétique implique de quantifier précisément les caractères étudiés sur un animal et d’étudier leur héritabilité. Le plus sérieux des généticiens s’étoufferait en sachant que chez le bouledogue français le standard autorise une variation de poids de 8 à 14 kg à l’âge adulte. Autant faire de la sélection dans un troupeau où se trouveraient à la fois des zèbres et des poneys shetland ! Donc en élevage canin les résultats de la « sélection » ont autant de chance d’être le fruit d’un complet hasard que d’une approximative démarche scientifique. La variabilité est telle que deux mauvais sujets pourraient tout à fait donner naissance à un champion ! Néanmoins la probabilité que cela arrive est faible. En génétique tout revient à un calcul de probabilité. Deux chiens parfaits ont plus de chance de donner naissance à de beaux chiots que deux chiens moins parfaits. Mais ils peuvent aussi donner naissance à des chiots très imparfaits. Rien n’est jamais gagné, je ne pense pas vous le faire découvrir aujourd’hui et c’est aussi cela qui fait tout l’intérêt de l’élevage. Rien n’est jamais acquis !

 

 

 

Pour sélectionner il faut produire beaucoup, trier et éliminer. Celui ou celle qui ne sait pas faire cela n’est pas un éleveur car c’est la définition même de l’élevage. Il faut aussi avoir le courage de prendre les bonnes décisions. Faire naître génération après génération des chiots par césarienne ne peut que conduire à des impasses en terme de reproduction. Dans notre société actuelle le retour de bâton peut être redoutable pour les éleveurs … Les chiennes qui ne sont pas capables de mettre bas naturellement devraient être systématiquement éliminées de la reproduction tout comme les hyper types qui ne font qu’aggraver cette situation. En aurez-vous le courage ? Ou laisserez-vous une race devenir si artificielle qu’elle n’aura bientôt plus de chien que le nom ? Mesdames, Messieurs les juges vous portez une très grande responsabilité dans les dérives que nous pouvons observer dans les rings des expositions … vous êtes les premiers responsables lorsque vous donnez des titres de champion à des chiens qui sont de véritables handicapés de la vie …

 

 

 

Vous les « Grandes » éleveuses, vous portez une grande responsabilité morale dans l’avenir de la race que vous élevez, ce merveilleux bouledogue français … si demain les boules sont tordus et malades, et héritent d’une mauvaise réputation, c’est parce que vous aurez empêché volontairement la diffusion de bons gènes dans la population des bouledogues de France et de Navarre.

 

 

Est-ce cela « aimer » le bouledogue français ?

 

 

Insuffler de bons gènes dans la population mondiale des bouledogues français via des étalons d’élite peut permettre de remonter le niveau moyen de cette population et d’améliorer le type, conformément à ce qui est recherché dans le standard. En n’oubliant pas bien sûr d’améliorer en parallèle la santé qui devrait être une priorité absolue. Voilà un travail de longue haleine pour des éleveurs, Hommes et Femmes, motivés et responsables !

 

 

 

Mathieu Mauriès

 


 

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